Ray Lema
Ray Lema est un grand bonhomme de la world music. Il paraît qu’il chante dans différentes langues (Douala, Swahili, Lingala, Kikongo, Mango). Ça doit être vrai puisque c'est écrit sur la pochette de son dernier disque et que les paroles de ses chansons (reproduites sur le livret de la susdite pochette) sont effectivement du Lingala, du Swahili ou encore du Douala. Seulement, dès qu'on commence à l'écouter, on se laisse emporter par sa voix étonnamment grave et profonde et paf !...On oublie de vérifier. En fait, on s'en fout un peu parce qu'on part tout de suite dans ses ambiances , aux confins du jazz , de la chanson et de la world.Tout petit déjà, Ray Lema aimait mêler les genres. Fils d'une famille très protestante, il entre à onze ans au séminaire catholique pour devenir prêtre. Là, un père belge lui fait découvrir la musique. Le petit garçon est doué et il devient un pianiste prodige. Après Bach et Mozart, Ray se met à écouter Jimi Hendrix, les Beatles et la musique ethnique de son pays, le Zaïre. En 1979, Ray Lema part aux Etats-Unis où il enregistre son premier disque. Depuis, il a enchaîné les rencontres et les collaborations : avec Steward Copeland (le batteur de "Police"), les français Jacques Higelin, Charlélie Couture ou encore Alain Bashung, le jazzman allemand Joachim Khün, le trio vocal bulgare "Chœur Trékia"… Toujours fidèle à sa manie de faire éclater les barrières , Ray Lema est également compositeur classique (voir sa symphonie "Le rêve de la gazelle", avec orchestre de chambre suédois) et bidouilleur techno (en compagnie du producteur Martin Meissonnier). Pour son dernier disque, "Green light", Ray Lema a joué la carte de la sobriété : seul au piano, accompagné de deux choristes féminines et, de temps à autre, d'un fond de didgeridoo (trompette mystique aborigène). Et curieusement, cela s'apparente presque à du Paolo Conte mâtiné de Keith Jarrett.
Magali Bergès
Réagir
Copiez et collez dans votre blog le code ci-dessous:
|